Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

Archive pour la catégorie 'Vergnote'

- Les travaux dans la Vergnote

Posté : 1 mars, 2016 @ 10:06 dans Environnement, Vergnote | Pas de commentaires »

Après la validation du plan de gestion 2015-2019, en octobre dernier, les travaux ont enfin pu être lancés dans l’Espace Naturel Sensible de la Vergnote.

Un premier ensemble de travaux a été mené par le CPIE dans l’hiver (un hiver, quel hiver ??) pour nettoyer des parcelles qui étaient restées sans entretien pendant des années, et pour entretenir celles qui avaient été nettoyées il y a deux ans.

Le chantier le plus important pour ce début d’année consiste à vider et assécher le petit lac envahi par l’Elodée crépue.

Un système de tuyaux a été mis en place pour vider tranquillement par siphonnage, sans brasser excessivement l’eau du lac, pour éviter tout transfert d’algue. Des filtres ont été mis en place pour compléter le système.

Le CPIE nous envoie les dernières informations :

« Le CPIE 47, gestionnaire en convention avec la commune de Masquières de l’Espace Naturel Sensible du Vallon de la Vergnote, entreprend ce mois-ci des travaux d’éradication de l’Elodée Crépue (Lagarosiphon major).
Cette plante aquatique originaire d’Afrique du sud, prisée des aquariophiles, à complétement colonisé l’un des deux plans d’eau du site. Cette colonisation très impressionnante empêche le développement normal de la plupart des espèces faunistiques et floristiques habituellement présentes.

Après étude et concertation, la vidange et l’assèchement de la pièce d’eau ont finalement été décidé afin d’éliminer définitivement la plante exotique.
Suite à l’autorisation de vidange délivrée par la DDT, les travaux d’assèchement ont débuté ce mois ci. Une pêche de sauvetage est prévue afin de transférer les poissons présents dans l’étang dans un lac en aval.
Des chantiers participatifs pour extraire la biomasse d’élodée seront proposés au cour de l’année. »

Lac

- Sortie Traces et empreintes à la Vergnote

Posté : 23 février, 2016 @ 9:24 dans Environnement, Manifestations, Vergnote | Pas de commentaires »

Le CPIE ARPE47 organise une sortie Traces et empreintes le samedi 27 février dans le vallon de la Vergnote

Empreinte

« Mais à qui appartient cette empreinte ? ». Tout le monde s’est probablement posé cette question au moins une fois, à la vue d’une trace imprimée dans la boue.
Le samedi 27 février, partez avec nous à la découverte des empreintes, traces, laissés, poils, plumes et autres indices de présence de nos amis les bêtes. Apprenez à déchiffrer la présence de la loutre, du sanglier ou du geai des chêne au fil d’une ballade sur l’Espace Naturel Sensible du Vallon de la Vergnote à Masquières.

Rendez-vous devant la mairie de Masquières le 27 février à 10 h.

Durée prévue de la sortie : 1 h 30 à 2 h.
Prévoir chaussures de randonnée ou bottes ainsi que des vêtements chauds.

 

- Élodée crépue : opération arrachage pour 15 volontaires

Posté : 27 novembre, 2014 @ 8:57 dans Environnement, On parle de Masquières, Vergnote | Pas de commentaires »

La Dépêche publie un article sur l’opération d’arrachage de l’élodée crépue de samedi dernier.

Dépêche élodée crépue

Cet article peut se retrouver sur le lien ci-dessous :

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/27/2000017-elodee-crepue-operation-arrachage-pour-15-volontaires.html

Bonne lecture !

 

 

- MERCI !

Posté : 26 novembre, 2014 @ 9:10 dans Vergnote | 2 commentaires »

Logo CPIE

Chantier nature à Masquières : arrachage d’une plante envahissante Vergnotte 22 nov 2014_1 Le lac appartenant à la commune de Masquières, situé dans le vallon de la Vergnote se fait envahir par l’élodée crépue, plante exotique envahissante venue d’Afrique du Sud. Le CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot a engagé une action de contrôle de cette plante envahissante en organisant un chantier d’arrachage de cette plante, faisant appel aux bénévoles.
Vergnotte 22 nov 2014_2Samedi dernier, sous un beau soleil, une quinzaine de volontaires ont participé à cette première journée d’arrachage, munis de bottes, râteaux, gants… et de motivation ! Une bonne partie de la biomasse a pu être retirée du lac, dans la bonne humeur et la convivialité.

– Samedi prochain à la Vergnote

Posté : 19 novembre, 2014 @ 6:44 dans Environnement, Vergnote | Pas de commentaires »

Chantier participatif à Masquières : arrachage d’une plante envahissante DSCN7484

Le site du Vallon de la Vergnote, Espace Naturel Sensible situé sur la commune de Masquières, présente un lac (dont la commune est propriétaire) dans lequel une plante exotique envahissante se développe : l’élodée crépue.

Depuis 2013, cette plante se reproduit par multiplication végétative à une vitesse surprenante, et colonise de plus en plus le lac. Elle empêche ainsi les plantes locales de se développer et déséquilibre l’écosystème. Si personne n’intervient, le lac pourrait finir par disparaître…

Le CPIE a donc décider d’engager une action de contrôle de cette plante envahissante en organisant des chantiers d’arrachage de l’élodée crépue, faisant appel aux bénévoles. Après vidange partielle du lac, nous pourrons accéder facilement aux plantes et les ramener au bord à l’aide de râteaux.

Le premier chantier est prévu pour le samedi 22 Novembre, nous vous attendons nombreux pour nous aider à éliminer cette plante !

Contactez-nous au 05.53.36.73.34 ou par mail (arpe.47@wanadoo.fr) pour plus d’informations et pour vous inscrire à cette journée

Rendez vous sur place à partir de 10h, munis de bottes et de rateaux (si possible) pour partager cette experience dans la bonne humeur. Venez nous rejoindre quand vous voulez et restez le temps qui vous plaira pour apporter votre coup de main. Possibilité de pique niquer sur place tous ensemble

Zoom sur l’élodée crépue DSCN7475L’élodée crépue (Lagarosiphon major en latin) est originaire d’Afrique du Sud. Il est utilisé en aquariophilie et est présent dans les étangs depuis le milieu du 20eme siècle. A la suite d’introductions volontaires, il a présenté un caractère proliférant, au détriment des plantes indigènes et locales.

Comment la reconnaitre ?

C’est une plante submergée qui s’ancre au fond par un rhizome vivace et ramifié, avec une préférence pour les sols vaseux. Les tiges sont recouvertes d’une succession de feuilles étroites alternées en spirale et recourbées vers le bas. L’extrémité des tiges comporte un ensemble de feuilles très denses formant un « plumeau ».

Biologie et écologie

En France, seuls les pieds femelles ont été importés. Ils développent de petites fleurs blanches à la surface de l »eau.
La multiplication se fait exclusivement de façon végétative : A la faveur de cassures de la tige, chaque bouture peut développer des racines, afin de permettre un nouvel enracinement.
Cette plante se développe dans les lacs, rivières et étangs avec de faibles exigences écologiques. Elle préfère les eaux relativement chaudes mais tolère une large gamme de températures et se développe jusqu’à 7 m de profondeur, car ses besoins en lumière sont faibles.

- Chantier participatif à la Vergnote

Posté : 17 novembre, 2014 @ 2:27 dans Vergnote | Pas de commentaires »

La Vergnote, notre ENS

Posté : 14 novembre, 2014 @ 9:05 dans Vergnote | 3 commentaires »

C’est par ce titre que je donnerai régulièrement des nouvelles du projet d’ENS de la Vergnote.

ENS ? Non, il ne s’agit pas d’éducation nationale, mais d’Espace Naturel Sensible.

Un peu de géographie pour commencer :

- le vallon de la Vergnote, au sud de Masquières, commence grosso modo au pied de la ferme de Mr Gary à Montberou et se termine aprés le lac de l’ASA à Lartel, vers Courbiac. Les altitudes sur le haut des coteaux qui l’entourent sont comprises entre 230 et 260m (point culminant ! des Faures). L’altitude du vallon va de 245 à 190m.

- la Vergnote qui circule dans le vallon, prend sa source à l’extrémité est du vallon. C’est un cours d’eau alimenté par le système karstique des plateaux calcaires environnants, jamais à sec (il faudra quand même que je m’en assure auprès des anciens). Elle a longtemps était captée pour alimenter Saux en eau.

- la Vergnote est un affluent du Boudouyssou. Son lit (1,2 kms) est formé de concrétions tufeuses dues à une forte concentration en carbonates.

C’est un espace naturel riche où s’entremêlent patrimoine naturel, hydrogéologie remarquable et histoire de l’occupation humaine.

Un peu d’histoire pour continuer :

Au début du 20° siècle l’exode rural, les guerres ont engendré un déclin démographique important à Masquières. Le village qui comptait 439 habitants en 1876 n’en compte plus que 295 en 1911. il n’en comptera plus que 96 en 1975, mais la pente remonte !

Jusqu’au 20° siècle, le vallon accueille une activité de polyculture-élevage. On y trouve des vignes, du pâturage et la culture du blé qui alimente les moulins de Pilate et de Lartel.

Les traces de la présence humaine sont importantes : faible taille des parcelles (en zone humide, 40% des parcelles ont une taille inférieure à 10 ares), murets et gariote (abri dans un muret de pierres sèches), lavoirs, réseau de chemins existant déjà sur les cartes napoléoniennes.

L’intérêt pour ce vallon se traduit clairement au travers du lieu-dit « Fonsantus » (Founsantus au 19° siècle) où se trouve la source de la Vergnote : « Fonsa » désigne un bas-fond humide et associé à « Santus » se traduit par « Sainte Source ».

A la fin du 18° siècle, l’activité agricole se cantonne à la production de céréales, même sur les parcelles les plus compliquées à travailler. L’élevage arrivera plus tard.

Dans la seconde moitié du 20° siècle, l’activité paysanne décline dans le vallon, du à une topographie peu adéquate pour une agriculture mécanisée.

Dès l’époque napoléonienne, un réseau de chemins sillonne le vallon (chemin de Tournon à Faures, chemin du moulin de Pilate), certains sont encore utilisés, d’autres se sont perdus.

Aujourd’hui, le taillis domine largement dans le vallon, mais exclusivement sur les versants. Les prés sont dominants autour de la zone humide. Autour du vallon, on trouve une activité essentiellement agricole, autour des céréales, de la vigne et des prairies.

Un soupçon de géologie et d’hydrographie pour clore ce premier chapitre :

La structure géologique des bassins versants et du vallon est composée de roches calcaires. En cas de pluie, il n’y a pas ou très peu d’écoulement de surface et les eaux se retrouvent rapidement à la source de la Vergnote.

Il faut comparer le système karstique à une grosse éponge. Quand elle est saturée, l’eau s’écoule assez rapidement à travers « les trous ». Quand il ne pleut plus, elle continue à restituer ce qui est stocké.

A l’origine (1820), le ruisseau longeait le coteau des Faures. Le captage de la source a modifié le cours du ruisseau. Il n’y a plus de captage de la source depuis 2007 pour un usage d’eau potable.

C’est une eau particulièrement dure qui coule à la source (27 mg/L en 2006) et le taux de nitrate dépasse souvent la limite règlementaire de 50 mg/L.

Le site du vallon de la Vergnote bénéficie d’un climat que les spécialistes appellent « sub-atlantique à influence méditerranéenne » (ouf !). La pluviométrie est plutôt bien répartie avec un pic en mai (74,8mm en moyenne) et un cumul moyen de précipitations de 698,6mm (ne vous fiez pas aux deux dernières années..).

Les températures moyennes mensuelles varient de 5,7°C en janvier à 21,6°C en juillet.

Toutes ces informations sont issues du travail effectué par le CPIE de Villeneuve dans le cadre d’un plan de gestion du vallon comme Espace Naturel Sensible.

Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment ce site unique est devenu un ENS !

 

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