Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

Archive pour la catégorie 'Réflexions diverses et variées'

- Une utopie ?? Pas si sûr… (1)

Posté : 23 février, 2016 @ 2:55 dans Non classé, Point de vue, Politique, Réflexions diverses et variées, Tera | Pas de commentaires »

La revue Nexus a publié récemment un dossier sur une utopie dont on parle de plus en plus dans tous les milieux, dans de nombreux pays, et chez Tera !!

Cette utopie, c’est le revenu de base ou revenu inconditionnel, ou revenu d’existence, ou revenu universel. Quelque soit le nom qu’on lui donne, et chaque nom recouvre de légères différences, il part de la même idée : que chaque être humain sur cette planète bénéficie d’un revenu mensuel entre 400€ et 1000€, donné à vie et sans condition dès la naissance.

revenu base

Dit comme ça, cela peut surprendre, étonner, voir choquer, mais c’est très sérieux et de nombreux économistes, hommes politiques, sociologues se sont penchés sur cette question.

Je vais transcrire dans cet article du blog les propos les plus intéressants de ce dossier qui mérite une lecture attentive. Frédéric Bosqué, animateur et membre éminent de Tera a participé à la rédaction de ce dossier de Nexus.

« Instaurer un ‘revenu pour la vie’ octroyé à tous et sans condition aurait pour vertu saillante de modifier notre rapport au travail, d’élargir le cadre des activités de chacun, de les rendre possibles, souhaitées, viables et reconnues.

Un nouveau-né est accueilli en France par une dette publique de base d’environ 30 000€. Si on l’envisage non pas comme une dette, mais comme un don, au même titre que le ‘don de la nature’ qui est à la source de tout. L’argent -et la dette- n’est pas le problème. Les machines se sont suffisamment substituées au travail de l’homme pour qu’un revenu universel soit possible en travaillant moins et surtout autrement.

L’ensemble de ses partisans reconnaissent que le choix du revenu d’existence relève avant tout d’une volonté politique et d’une organisation plus intelligente des richesses.

Le revenu d’existence est-il une belle solution dans un monde où l’emploi est devenu précaire et mal partagé ? Le travail semble être une source d’angoisse dès l’enfance, temps du rêve et de l’insouciance. Ainsi une enquête récente commandée par le Secours Populaire a montré que 2/3 des enfants de 8 à 14 ans estiment qu’il leur sera difficile de trouver un travail et 60% redoutent d’être un jour frappés par la pauvreté.

L’automatisation de la production et la concurrence de salaires entre pays expliquent le chômage récurrent et incompressible depuis des décennies. Malgré le fait que les politiques se font élire sur des promesses non tenues de réduction du chômage ou sur des affirmations aussi démagogiques qu’extrémistes, la précarité s’est installée dans le paysage du travail.

La croyance du ‘plein-emploi’ ou ‘l’idéologie de la croissance infinie’ sont les pièges les plus courants de l’impuissance politique majeure à apporter les solutions à une vie meilleure des êtres humains sur la planète.

Des hommes politiques plus responsables ont dénoncé cette chimère. Ils disent simplement que les dispositifs actuels de redistribution n’offrent qu’une ‘solidarité fragmentée’. Selon eux, deux attitudes sont possibles face à la précarité : croire au ‘plein-emploi’ ou ne plus y croire et trouver une solution adaptée à un autre partage des richesses.

L’économiste Marc de Basquiat, président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) appelle tout simplement à dissocier le revenu du travail.

Frédéric Bosqué, proche du CJD et animateur de Tera, ne dit pas autre chose quand il considère que d’existence est à même de résoudre cette contradiction flagrante entre l’augmentation apparente de la richesse au fil des années et la réduction de l’emploi et de sa stabilité.

Ce revenu aurait une faculté libératrice. D’ailleurs le MFRB (Mouvement Français pour un Revenu de Base) avait axé sa première université d’été en 2014 sur le thème des métamorphoses du travail.

 

Dans un prochain article nous parlerons des expériences en cours dans de nombreux pays européens.

 

- Attention radar double sens

Posté : 6 février, 2016 @ 2:46 dans Environnement, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

Automobilistes attention !

Depuis le mois de janvier, le radar de vitesse de Bourlens est à double sens.

Un panneau a été installé vers l’aire de Bourlens dans le sens Fumel vers Tournon pour indiquer cette nouveauté.

nouveau-panneau-radar

Il flashe arrière dans le sens Tournon vers Fumel et avant dans le sens Fumel vers Tournon.

Soyez vigilants, mais surtout prudents !

- Soigneurs de terre

Posté : 5 février, 2016 @ 2:30 dans Environnement, Point de vue, Réflexions diverses et variées | 1 commentaire »

France 2 a diffusé dimanche dernier, après le journal, un superbe reportage sur l’activité de Claude et Lydia BOURGUIGNON.

Pour ceux qui ne les connaitraient pas, Claude et Lydia ont créé il y a plus de 25 ans un laboratoire de recherches agronomiques. En désaccord avec l’INRA où ils travaillaient tous les deux, ils prêchent une autre vision de l’agriculture, catastrophés qu’ils sont par ce qui se passe aujourd’hui dans les champs de France et du monde.

Quand on suit l’actualité, avec son cortège sans cesse renouvelé de manifestations d’agriculteurs (pardon d’exploitants agricoles, car ils exploitent la terre), ce reportage fait un bien fou !

Ne le manquez pour rien au monde et réfléchissez à l’avenir de nos enfants.

Le reportage de France 2

 

Bourguignon

Lydia et Claude Bourguignon

- Un livre à lire avec attention

Posté : 18 janvier, 2016 @ 12:16 dans Point de vue, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

Le dernier numéro de l’Hebdo, petit journal de faits locaux, signale dans son dernier numéro la publication d’un livre fort intéressant.

En effet, l’ancien directeur de la Chambre d’Agriculture du Lot-et-Garonne, Denis Barrault, limogé par le président Bousquet-Cassagne à sa prise de fonction, vient de publier « Les mouches ont changé d’âne« , ouvrage sur 40 ans de syndicalisme agricole en Lot-et-Garonne. Il passe en revue les présidences de Jean-Michel Delmas, Raymond Girardi ou Michel de la Peyrières, mais s’attarde plus particulièrement sur le profil de l’actuel président de la Chambre d’Agriculture et sur l’ascension de la Coordination rurale 47.

Cette accession à la présidence de la Chambre d’Agriculture de la CR47 fait dire à l’auteur que « Nous ne sommes pas dans un département normal ».

C’est peu dire, à la lumière du portrait peu flatteur qu’il brosse du président Bousquet-Cassagne, qualifié de « chef de meute » avec des « tendances terroristes » !

C’est peu dire également au vu des évènements violents menés par le président à Agen, à Sainte Livrade à la tête d’une milice aux relents douteux, ou au vu des appels lancés à aller casser de l’écolo dans la ZAD de Sivens.

La condamnation de  Bousquet-Cassagne et de Franken en octobre dernier (ils ont fait appel) suite à la manifestation violente d’Agen en octobre 2014 (nous en avions parlé en son temps du fait de la présence du maire de Masquières à cette manifestation), n’a pas calmé les ardeurs de ces personnages.

Manif agriculteurs

Il doit quand même bien y avoir d’autres moyens, démocratiques, de défendre ses intérêts dans la république. Les media se font d’ailleurs peu l’écho des prises de position d’autres syndicats, comme la Confédération paysanne qui ont dénoncé clairement ce type d’agissements.

Je n’ai personnellement toujours pas compris ce qui peut pousser des agriculteurs à porter aux nues un individu qui porte manifestement en lui une violence indigne des fonctions qu’il occupe.

Ne manquez donc pas cet ouvrage qui éclaire sur bien des aspects du monde syndical paysan. Il est disponible directement auprès de Denis Barrault (livre publié à compte d’auteur) à son adresse mail : denis.barrault@orange.fr.

- La vengeance des plantes zombies

Posté : 14 décembre, 2015 @ 7:27 dans Environnement, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

Dans le dernier numéro de l’excellente revue CLES, je suis tombé sur l’article ci-dessous que je soumets à votre appréciation.

ÉCOLOGIE

LA VENGEANCE DES PLANTES ZOMBIES

 Martine CASTELLO

 Les agriculteurs la voient comme la pire des mauvaises herbes, les écolos comme une punition : 1′amarante, la plante sacrée des Incas, symbole d’immortalité et dotée de multiples vertus diététiques, a décidé de réagir à l’agression dont elle est victime.

 

Pour survivre au plus puissant des herbicides inventés par l’homme – le glyphosate, plus connu sous son nom commercial de Roundup et épandu à haute dose sur les cultures OGM – la << mauvaise herbe » s’est transformée en super mauvaise herbe résistante. Tel un Terminator, le Roundup est censé tuer tous les végétaux, sauf les manipulés dont le patrimoine génétique a justement été transformé pour résister à ses effets délétères. Mais c’est oublier un peu vite l’intelligence des plantes…

 

Voleuse de gène. Depuis 1a naissance des premières plantations OGM, il y a trente ans, les mauvaises herbes ont trouvé la parade. Dans le cas de l’amarante, le phénomène a été étudié avec précision : elle a réussi à voler aux plantes manipulées leur gène de résistance aux herbicides.

La contre-attaque de 1′amarante mutante â commencé en2004, dans les grands champs de cultures de soja transgénique de Géorgie (Etats-Unis) où plus de 5 000 hectares ont dû être abandonnés. On la retrouve aujourd’hui dans toutes les zones de cultures OGM du Sud-est et du Midwest américains.

Elle produit des millions de graines minuscules, ses racines sont profondes, elle pousse de cinq centimètres par jour et résiste à tout. Les agriculteurs doivent l’arracher à la main quand ils n’abandonnent pas leurs récoltes.

 

Fuite en avant. Mais ce n’est pas tout. Car la plante zombie a fait des disciples. Chaque année, de nouvelles herbes mutantes s’épanouissent dans les champs de cultures OGM, en Inde, au Brésil, en Chine, en Argentine. Leurs mécanismes de défense sont efficaces et se transmettent à leur descendance. Le ministère de 1′Agriculture américain en a déjà recensé une trentaine. La firme Monsanto, qui commercialise le Roundup, ne nie pas le problème et propose comme remèdes de nouveaux cocktails d’herbicides et toujours plus de recherches sur les gènes de résistance pour OGM.

 

Mais la Fuite en avant est-elle une solution ?

amarante

 

- Le projet de méthanisation de BioVilleneuvois

Posté : 8 décembre, 2015 @ 9:24 dans A propos du Conseil municipal, Environnement, Point de vue, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

LE PROJET DE METHANISATION

Les conseillers municipaux de Masquières ont été dernièrement destinataires d’un document, transmis par la secrétaire de mairie, document qui s’intitule : EPANDAGE AGRICOLE FONROCHE III-1.

 Ce document est le résultat de l’enquête publique menée dans le cadre du projet de méthanisation de l’usine Fonroche de Villeneuve sur Lot.

 Merci à la mairie d’avoir transmis ce document, mais…..

 Il arrive un peu tard car il aurait été intéressant d’informer les conseillers municipaux avant l’enquête publique qui s’est déroulée l’été dernier.

Nul n’est censé ignorer la loi, c’est vrai et les affichages et publications ont été faits dans les règles, mais….

 

Ce projet va impacter directement Masquières et on aurait bien aimé en discuter en conseil et procéder à un vote comme beaucoup de communes l’ont fait. Cela s’est fait à Tournon et a mobilisé la population, nous verrons cela plus loin.

 

Pour commencer, et sans trop s’étendre, un peu d’explications techniques. La méthanisation est un procédé industriel de fermentation anaérobie (en absence d’oxygène), visant à obtenir d’une part du gaz méthane et d’autre part de la production électrique, à partir du traitement d’un certain nombre de déchets organiques divers et variés (déchets ménagers, agricoles, de station d’épuration,…).

 

Voici à quoi ressemble un process de méthanisation tel qu’il est dessiné par Fonroche :


 Méthanisation Fonroche

Dans le contexte actuel de réduction des énergies fossiles, ce procédé parait à première vue fort intéressant. Il valorise les déchets, fournit de l’énergie et permet d’économiser de l’énergie fossile.

 

Alors, pourquoi un certain nombre de citoyens ou d’élus ont émis de vives réserves ?

Ces réserves concernent pour l’essentiel « l’après production ». Le résultat du procédé est marqué numéro 6 dans le schéma ci-dessus, sous le doux vocable de « Valorisation du digestat ».

Le digestat c’est ce qui reste au final, un résidus humique (qui a rapport avec l’humus) dont la vocation est de servir de fertilisant agricole.

 L’objet de l’enquête publique, tel que son titre l’indique, est justement cet épandage agricole. Il faut commencer par stocker le digestat, puis l’amener sur les lieux d’épandage. Un « plan d’épandage » a donc été conçu et porté par la préfecture du Lot et Garonne. L’usine étant sur Villeneuve, l’épandage concernera 45 communes, jusqu’à Masquières, Thézac ou Courbiac.

La construction d’un silo de stockage sur la commune de Tournon d’Agenais a déjà provoqué moult débats et réunions, et une association de riverains a même été constituée.

 Si nous revenons à Masquières et aux réponses qui ont été faites par le maître d’ouvrage aux questions de l’enquête, que peut-on lire ?

 Pages 77 et 78 du document, Mr Elson de Cazideroque pose un certain nombre de questions légitimes, par exemple :

-        qui va financer l’entretien des voies communales, compte tenu de l’importance du trafic routier généré

-        il parle d’un « silo » de stockage à Masquières

-        il relève qu’aucun bassin de rétention du stockage de Tournon ,n’est prévu, alors que le Boudouyssou coule à 500m de là,

-        etc…

Sur le registre de Masquières, on trouve également les remarques de Mr Madelpuech de Cazideroque qui évoque de nouveau un silo à Masquières.

 Les réponses du maître d’ouvrage sont très techniques et très « bisounours ». Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et on vous garantit que tout sera testé, analysé, contrôlé !

 Le dossier consacré dernièrement par nos amis de la Feuille à ce sujet, révèle que tout n’est pas si clair. La qualité du digestat épandu est totalement fonction des intrants dans le système et mettre dans le digesteur des intrants non agricoles a pour conséquence d’introduire, par exemple, des métaux lourds dans ce qui sera épandu.

La Feuille note également que Fonroche Biogaz, à l’origine de Biovilleneuvois (ça fait un peu « greenwashing », non ??), est passée de 11 à 3 salariés et affiche un résultat de -2,9M€. Pas très rassurant, non ?

Enfin ils se font l’écho de dysfonctionnements survenus sur des installations de ce type dans d’autres pays européens ; explosions, incendies, pollutions,…

 

On veut bien croire à toutes les belles promesses des promoteurs de ce projet, mais alors pourquoi ce sentiment d’opacité, de non communication ? Pourquoi aucune discussion en conseil municipal ?

Est-ce parce que 55ha de terres agricoles vont être épandues sur Masquières, soit 1394 m3 de digestat ou 56 rotations de camions par an (Comme l’indique le maître d’ouvrage, page 100 du document) ?

Qui va épandre ? Le maire semble être partie prenante dans le projet.

Où vont circuler les camions ? Sur quels chemins ? Quels terrains seront épandus ? A quelle période ? Quels risques de pollution pour les cours d’eau en aval des terrains épandus (Question de Mr Angelys de Masquières sur le registre) ?

Les promoteurs du projet annonce une réduction des intrants chimiques, remplacés par l’épandage du digestat. Est-ce vrai ? Comment mesure-t-on cette réduction ?

Toutes ces questions auraient mérité mieux qu’un balayage du revers de la main lors de l’avant dernier conseil municipal.

 

Un maire soucieux de l’information des citoyens aurait, nous le pensons, organisé une réunion sur le sujet et, soyons fous, une réunion publique pour l’explication du projet, de l’impact sur la commune, etc…

 

Nous ne désespérons pas que cela se produise, il est juste un peu trop tard.


 

Christine Bouyssou, Jean Luc Avequin, Patrick Beaumier, André Bouyssou

 

 

- Le coup de g….. d’un paysan bio !

Posté : 17 avril, 2015 @ 12:47 dans Environnement, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

Merci à une fidèle lectrice de nous avoir fait passer cette information, sous forme de vidéo et de pétition, coup de gueule d’un paysan bio contre une administration aux décisions souvent ubuesques !

biteau

Lien vers le site et la vidéo

 

 

- Ces pesticides qui nous empoisonnent

Posté : 1 février, 2015 @ 6:47 dans Environnement, Non classé, Réflexions diverses et variées | 2 commentaires »

La revue « Ça m’intéresse » a publié un dossier trés intéressant dans son numéro de janvier dernier, sur les pesticides.

Ce dossier nous a paru intéressant, au regard de certains discours entendus dernièrement et, pour votre information, nous vous livrons les principaux extraits de l’étude menée par Agnés Lefranc, directrice du département Santé Environnement à l’institut de veille sanitaire, étude à l’origine du dossier du journal.

D’abord, les faits :

- La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 4° mondial,

- 70 000 tonnes (!) sont vendues chaque année en France

- 90% sont utilisées par les agriculteurs

- Plus de 8 ménages sur 10 utilisent des pesticides

- Plus de 300 molécules sont autorisées en France

- Certaines sont interdites, mais on les trouve encore dans les insecticides domestiques ou produits antipoux !

En 2013, une étude a détecté des dérivés chimiques d’insecticides dans plus de 90% des échantillons urinaires de la population française.

Une étude de l’Association de la qualité de l’air en Provence, en juin 2014, a montré d’une part que la moitié des pesticides épandus se perdent dans l’air et d’autre part que sur 43 pesticides recherchés dans l’étude, 36 substances ont été détectées aussi en ville qu’à la campagne.

Et il n’y a pas que la pollution de l’air extérieur. Petit tour de nos placards : colliers antipuce pour le chien ou le chat, lotion antipoux, diffuseur électrique antimoustique, plaquettes antimites, traitement pour les boiseries… Des centaines de produits contiennent des pesticides qui se diffusent dans l’air des maisons, imprègnent les tapis et moquettes, les meubles et jouets…

Il y a deux sortes de pesticides :

- les produits phytosanitaires, utilisés comme insecticides, fongicides ou herbicides

- les produits biocides, à usage non agricole, pour éliminer les indésirables, comme les produits de dératisation, les traitements à usage vétérinaires ou humains (contre les tiques, poux, gale, puces,…)

Les pesticides sont classés selon leur famille chimique : les organochlorés (DDT) qui persistent dans l’environnement pendant des années et intègrent la chaine alimentaire (ce qui a conduit à leur retrait progressif du marché, mais on en trouve encore plein les jardins !!) et les organophosphorés, moins persistants dans l’environnement  mais beaucoup plus toxiques pour l’homme.

62000 tonnes ont été vendues aux agriculteurs en 2011 avec la répartition suivante :

- 39% pour les céréales,

- 15% pour le maïs,

- 12% pour la vigne

- 8% pour le colza

- 2% pour les fruits

et le reste réparti sur les autres cultures.

Graphe phyto

L’ANSES a lancé en juillet 2014 la première étude nationale sur l’utilisation domestique.

Tous les pesticides sont susceptibles de pénétrer dans l’organisme par contact avec la peau, les voies respiratoires ou le système digestif. Une contamination par des doses faibles mais régulières peut provoquer des problèmes de santé, parfois des années après.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) estime à 3 millions par an le nombre de personnes empoisonnées par les pesticides dans le monde. Chaque année, 20 000 en meurent.

Les usages professionnels répétés augmentent de manière significative le risque de plusieurs cancers : prostate, tumeurs hématopoïétiques, myélomes multiples, révèle une étude publiée en juin 2013 par l’INSERM.

Les agriculteurs sont bien entendu les premières victimes des pesticides, mais d’autres professions sont exposés aux effets de ces produits : travailleurs affectés à l’entretien des espaces verts, de la voirie, à la lutte contre les nuisibles, etc… Dans les collectivités qui utilisent ces produits, les employeurs sont censés recenser les risques encourus par les personnels. Mais comme il n’existe aucune traçabilité des expositions passées, si un agent développe une maladie, le lien est rarement envisagé avec son activité professionnelle.

En 2013, une étude de l’Institut de veille sanitaire a détecté des résidus de pesticides dans le sang et les urines de personnes qui n’avaient pas manipulé de pesticides. Cette étude montre que les usages domestiques sont particulièrement contaminants. L’emploi de traitements antipuces pour les animaux et de produits phytosanitaires dans le potager augmente de façon notable les niveaux d’imprégnation en pyréthrinoïdes. Enfin la présence de diffuseur électrique d’insecticide antimoustiques dans la maison expliquerait en parties les traces d’organophosphorés dans l’organisme.

Enfin les dosages de l’INVS montrent que l’alimentation reste une source majeure de contamination. Pour le diméthoate par exemple (un insecticide utilisé sur les pommiers, les cerisiers, les carottes), jusqu’à 2,2% de la population dépasse les doses journalières admissibles.

Pas de doute donc, ces études montrent que nous sommes exposés de façon permanente aux pesticides. Mais quels effets à long terme ont ces faibles doses ? Il est très difficile de le mettre en évidence pour une raison simple : pour établir un lien entre une pathologie et un produit, il faut établir dans quelle mesure la personne a été exposée. On parvient plus ou moins à trouver les données pour les agricuteurs, mais c’est très compliqué pour le reste de la population. Par ailleurs, il faut parfois compter plusieurs années entre une exposition et le déclenchement d’une maladie.

Le problème également est que certains produits ont des effets délétères en mélange, à des doses auxquels, seuls, ils sont inoffensifs. C’est le fameux « effet cocktail » qui n’est pas mesuré lors des procédures d’homologation.

Enfin les produits interdits, mais importés et utilisés frauduleusement en Europe, représenteraient 5 à 7% du chiffre d’affaires européen, entre 360 et 510 millions d’euros. Plus d’un quart des pesticides en circulation dans certains pays européens serait illégaux selon une étude Europol en 2012.

Suite au Grenelle de l’environnement en 2008, le gouvernement de l’époque avait envisagé une réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici à 2018. Résultat, une augmentation en 2011, une légère diminution en 2012, de nouveau augmentation en 2013 et, devant le peu de résultats et la pression des lobbies chimiques, le ministre a annoncé dernièrement qu’il repoussait cet objectif à 2025, soit 7 ans de gagnés pour les agriculteurs.

Pourtant de nombreuses villes, par exemple (Blois, Rennes, Grenoble,…), ont montré qu’on pouvait se passer de pesticides. 10% des collectivités territoriales d’Ile de France ont fait le choix du « zéro phyto » pour l’entretien des jardins, espaces verts, cimetières, terrains de sport,…

Logo zero phyto

Une loi de juin 2014 prévoit l’interdiction des pesticides pour les collectivités à compter du 1° janvier 2016.

Une ville, Caen, est devenue experte dans l’élevage et la distribution d’insectes utiles pour lutter contre les parasites (pucerons,..). Elle produit un large panel de : micro-guêpes, chrysopes, etc…

Une volonté, lutter avec la nature plutôt que contre elle.. Si cela pouvait servir de modèle, même dans les petites communes du Lot et Garonne…

 

 

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