Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

Archive pour la catégorie 'Point de vue'

- Une commune en plein essor !

Posté : 29 septembre, 2016 @ 8:23 dans Environnement, Point de vue, Réflexions diverses et variées | 1 commentaire »

Hélas ce n’est pas de Masquières dont on parle, mais de Saint Pierre de Frugie, petit village chez nos voisins de Dordogne, sur lequel la Dépêche a fait un reportage.

Il donne de l’espoir et de l’envie à tous ceux qui pensent, souvent contre les habitudes et les lieux communs, qu’une autre façon de vivre est possible dans nos petites communes rurales, il suffit d’avoir la volonté…

Lire ici l’article de la Dépêche.

De nombreux media ont repris cet article et, à n’en pas douter, cela va encore renforcer l’attrait pour ce village.

A lire attentivement !

St pierre de frugie

- Un exemple à méditer…

Posté : 20 septembre, 2016 @ 9:50 dans Environnement, Point de vue | Pas de commentaires »

Reporterre, le site d’informations « nature » sur internet, publie un reportage très intéressant sur les petits villages ruraux, du fond de la France, qui s’en sortent.

Ils prennent l’exemple de Faux la Montagne, petit village de la Creuse de 400 habitants qui a vu sa population augmenter de 15% en 5 ans, grâce au dynamisme de ses élus et à l’originalité des projets lancés et soutenus par la commune.

Un exemple à méditer….

Ci-dessous le lien vers ce reportage :

Faux la Montagne, village de la Creuse.

vue-village

Crédit photo : Marie Astier pour Reporterre

 

- Les ULM plus dangereux que la moto !

Posté : 30 août, 2016 @ 10:50 dans Environnement, Point de vue | 1 commentaire »

Un journaliste spécialisé a publié un article très intéressant sur les chiffres de la sécurité aérienne pour l’aviation légère. C’est très intéressant et très édifiant, vous trouverez le lien de cet article ci-dessous :

 

Article

 

Après l’ouverture sans concertation de la base ULM de Saux, les riverains peuvent s’inquiéter !

- Euréka ! La lumière est arrivée !

Posté : 19 juillet, 2016 @ 2:43 dans A propos du Conseil municipal, Point de vue, Réflexions diverses et variées | 3 commentaires »

Euréka, la lumière est arrivée, panneaux photovoltaïques oblige, et est venue éclairer et illuminer nos concitoyens réfractaires à l’écologie.

Soyez heureux hommes de peu de foi vous qui pensiez que protéger la nature en évitant d’épandre ici et là des pesticides ou des sulfates destructrices de la faune et de la flore, vous venez de vous rendre compte qu’il existe des moyens écologiques et en accord avec le gouvernement socialiste (Quoi,… ?) de résoudre les problèmes d’énergie !!!

Y a-t-il erreur ou est ce l’habitude de la maison de profiter du système quitte à se renier ?

J’attends avec impatience les prochaines élections car à ce rythme les écologistes vont rafler tous les suffrages.

On nous aurait menti en disant que le projet de sauvegarde du vallon de la Vergnote était une fantaisie « bobo » de l’ancienne équipe municipale (dont faisait parti notre Maire) ?

Mais peut être que construire un hangar avec une couverture en panneaux photovoltaïques bardé de ferraille  grand comme un hall de gare (800 m2 ,10m de haut) au sommet d’une colline attenante au Camp du Père (tout un symbole) qui surplombe le village et son église n’est pas acte écologique, mais plus un moyen de défiscaliser quitte à dénaturer un site que des générations de Maquièroises et Masquièrois ont essayé de sauvegarder.

De grâce Mr le Maire lorsque la majorité de votre conseil vous dit stop, je crois qu’il serait sage de vous poser la question sur l’opportunité d’un tel projet et de prendre la décision qui s’impose à tout démocrate qui se respecte, mais …… ?

Il y a des soutiens que nous n’aurions pu imaginer tellement la campagne électorale avait été rude  et avait opposé ces deux hommes. Que s’est il passé ? Une Révélation … ?

Dieu de l’écologie merci, faites de ces hommes des ambassadeurs de notre bien être et du savoir vivre y compris avec TERA mais là c’est une autre histoire .

En attendant «  je vous prie Dieu de l’ÉCOLOGIE faites que ce projet fou soit rejeté aux calendes grecques !!!!!! »

 

 

 

Petite devinette : Une famille d’émigrés habite à Lartel depuis le 23 Juin 2016. Qui suis-je ?  

                             Perdu, ce n’est pas TERA mais Sn…… !!

 

M.M.

- Le hangar du maire

Posté : 5 juillet, 2016 @ 8:32 dans A propos du Conseil municipal, Point de vue, Réflexions diverses et variées | 4 commentaires »

Il s’en passe des choses à Masquières, nous avons déjà eu l’occasion de communiquer sur les entorses à la démocratie de son maire. Mais là, on touche le pompon, c’est la cerise sur le gâteau !

Le maire a d’abord essayé de faire passer en douce un permis de construire pour un bâtiment agricole de 800 m² et 10m de haut, couvert de panneaux photovoltaïques, bien visible depuis l’entrée du village. Il a fait sa demande, réussi à convaincre les autorités de la pertinence du projet en baratinant sur le non raccordement du bâtiment aux réseaux ( !) et sur la soi-disant installation d’un jeune agriculteur, et s’est « autosigné » le permis en tant que maire, ce qui est rigoureusement interdit par la loi.

Devant l’action d’un certain nombre de conseillers qui ont porté ces faits à la connaissance du tribunal administratif, et devant le fait que la procédure, justifiée, risquait de retarder la construction du bâtiment, il a fait machine arrière en annulant de lui-même son permis…. pour mieux le reposer, en respectant la loi (bien obligé, même si ça lui coûte de le faire), persuadé que les membres fidèles de son conseil le suivraient comme un seul homme.

Caramba ! Encore manqué ! Dans sa grande sagesse, une majorité du conseil municipal a retoqué le projet, suggérant au maire de trouver un autre endroit pour implanter son bâtiment.

La suite promet d’être intéressante, le maire ayant affirmé qu’il présenterait quand même sa demande de permis aux autorités compétentes, s’asseyant de fait sur la décision du conseil municipal, délibération prise à 6 voix contre, 2 abstentions et 2 pour (le maire, porteur du projet ne peut pas voter), excusez du peu !

 Le fond du problème, ce n’’est pas tant cette volonté de faire les choses sans en parler, c’est que le bâtiment va porter atteinte à la qualité environnementale du village, petit bourg rural de vieilles maisons toutes joliment restaurées, nichées autour de son église.

Il y a un sentiment de toute puissance, comme si le fait d’être maire le situait au dessus des lois.

 Ce n’est que la dernière d’une liste d’actions qui commence à être longue.

 Sa première décision de maire a été de multiplier par deux ses indemnités de maire, puis il a déclaré qu’il n’avait pas le temps de s’occuper de la communauté de communes (sa campagne électorale portait sur la « dynamisation de la communauté de communes », on croit rêver), et c’est le premier adjoint qui s’y colle.

Sa promesse électorale d’installer l’ADSL dans le village semble tomber aux oubliettes, puisque la communauté de communes, sous la présidence de son « multifonctions » JL Costes, vient de prendre la décision d’équiper d’abord les centres bourg importants pour l’accès au haut débit, entre 2016 et 2027 ( !!), contre l’avis de maires de petites communes excentrées, dont la conseillère départementale Sophie Gargowitsch qui militait pour qu’on s’intéresse d’abord aux communes les plus défavorisées. Silence assourdissant du côté du maire de Masquières !

 Il s’évertue depuis deux ans à dénigrer le seul projet intéressant de la commune, lancé par la municipalité précédente, projet visant à valoriser un espace naturel de la commune, labellisé « Espace naturel sensible » depuis 2014. Suppression de budget (pour cause de baisse des dotations, mais sans chercher d’autres solutions), intervention auprès des financeurs, communication destructrice, et on en passe, pour essayer de faire capoter le projet qui avance contre vents et marées.

 Bizarrement, l’épandage des boues de l’usine de méthanisation de Fontroche dans la commune n’a pas été à l’ordre du jour en conseil municipal, l’enquête publique n’a fait l’objet d’aucune communication en direction des élus ou de la population. Pourquoi ? On peut se poser la question mais quand on sait que le maire est le seul à être partie prenante de ce projet d’épandage dans la commune, toutes les hypothèses sont ouvertes.

 Que va subir le village de Masquières dans les années à venir ? Les pronostics sont lancés, il reste moins de quatre ans au maire pour compléter la liste et faire encore mieux !

Masquièroises, Masquiérois, tous aux abris !!

- Pétition or not pétition : là est la question !

Posté : 19 avril, 2016 @ 10:12 dans Environnement, Point de vue | 1 commentaire »

Le matin au réveil, je regarde la place du village ,l’aire de pique-nique avec son herbe parsemée de pâquerettes et les jeux des enfants, vue charmante et champêtre .

Quand tout à coup me saute aux yeux des zones d’herbe complètement brûlée sous les tables en bois, autour des poteaux de la barrière de protection, autour des arbres et le long des rondins délimitant la zone gravillonnée de l’aire de jeux.

pesticides à masquières 15.04.2016 020

Eh oui ! mesdames,  messieurs ,   l’employée municipale au lieu de couper, d’arracher, retirer d’une façon quelconque mais inoffensive les herbes un peu hautes ,gênantes, mauvaises, ? ? ? ? dans l’aire de jeux et de pique-nique les a arroseés comme d’ailleurs, la propriété des sieurs Richard (propriété privée) , de pesticides et quels pesticides !

pesticides à masquières 15.04.2016 011

Car pour brûler ça comme ça, il faut y aller fort ! Qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit de traitement bio  ça n’existe pas du bio capable de brûler de l’herbe de cette façon; d’ailleurs toutes les ville n’utilisant plus les pesticides  « classiques » n’utilisent que des méthodes manuelles ou tout simplement laissent quelques herbes folles car il n’y a pas de pesticides bio, ça n’existe pas, le bio ça n’est pas fait pour tuer.

      A Masquières, M le maire et sa fidèle assistante arrosent  l’aire de jeux pour les enfants de pesticides ( n’en aurait-on pas non plus aspergé les gravillons des fois qu’un brin d’herbe mal intentionné se faufile ; ça serait moins fatiguant à retirer qu’à la main); quand aux gens qui viennent  s’asseoir aux tables ils vont être obligés de porter des cuissardes s’il ne veulent pas mettre les pieds dans de l’herbe toxique; adieu, les orteils dans l’herbe verte et les pâquerettes pour se rafraîchir, après une petite randonnée à pieds par exemple.

      Normal ! va t on me répondre .Alors, je pose la question ;est ce que avant de manger dehors par beau temps, ils  arrosent le dessous de la table de pesticides , ou le dessous de  la balançoire des enfants avant leurs jeux  ? ! ? !. Si ça n’est pas de la bêtise, c’est de la malveillance ; dans l’un ou l’autre cas c’est inadmissible et pourtant là, pas de pétition ?

      Autre cas d’utilisation irraisonnée des pesticides, près des vignes à la limite du Lot aux  hauts de Lartel ou lors des traitements de celles ci ou des champs de céréales, les voisins sont obligés de rester calfeutrés chez eux car cela devient quasi irrespirable et les personnes fragiles des bronches se retrouvent mystérieusement en difficulté en même temps; et, ensuite on retrouve une hécatombe de petits oiseaux au sol mais  là, c’est normal aussi va t on me dire car en effet,  pas de pétition non plus.

       Quand M le maire pose un permis de construire pour un bâtiment de 780m2 et 10m de haut pour l’installation d’un jeune agriculteur, installation qui ne se fera jamais,  sur le versant visible de tout le village et qui va tout défigurer, quand cela risque de faire chuter les prix des maison de l’ordre d’au moins 10 à 20 % alors que jusqu’ici à Masquières la valeur des biens est restée assez bonne du fait d’un environnement pas trop défiguré, là on semble répondre aussi c’est très bien, c’est normal .

En tout cas pas de pétition.

      Et par contre lorsque un groupe de personne veulent  construire une maison en bois et faire un jardin bio, là on fait une pétition car bien entendu au vu de ce qui précède, à Masquières, on ne saurait tolérer de pareilles choses ; une construction en bois et des cultures bio c’est forcement une secte.  Alors là on pétitionne à tout va.


J’aimerai qu’on m’explique, est ce que je vis dans un monde parallèle ?

 

Danielle CHAGOT AVEQUIN

- AG Tera : réaction d’un participant

Posté : 22 mars, 2016 @ 1:19 dans Point de vue, Tera | Pas de commentaires »

Suite à l’assemblée générale de Tera, le week-end dernier à Masquières, un participant, nouvel adhérent à l’association, a publié sur son blog un texte de bilan/réaction qui, je le pense, illustre parfaitement l’esprit dans lequel s’est déroulée cette assemblée et le souffle qui se dégage de cette association.

Avec l’autorisation de l’auteur, je publie ci-dessous le texte en question et je vous propose un lien vers son blog, qui contient d’autres textes très intéressants et très percutants (merci à lui).

« Alors voilà ! J’en reviens… J’ai d’abord fait escale chez un ami avec lequel j’aime « débriefer » mon parcours hebdomadaire. Il va mal le monde et il attend que je le refasse tout le temps, sinon il va s’écrouler bien sûr :)
TERA !
En revenant avec un nouvel ami de Menton, sur mes terres agenaises, on s’est mis d’accord : « c’est trop beau pour être vrai et pourtant… C’est là et c’est vrai ! » Comme David Vincent le disait dans la série, désormais je sais qu’ils existent, qu’ils sont là !
Alors c’est quoi ?
J’ai traversé le monde pendant plusieurs années, y ai vu le médiocre, croisé la suffisance, côtoyé l’égoïsme, taquiné le mensonge et grondé dans le vide. J’ai dû me résoudre à faire la concession suprême, abandonner mes innocences et mes rêves d’enfant, accepter pour m’y fondre un moule trop étroit fait d’ambitions stupides.

Pour arriver à quoi ? Un malaise profond qui m’a rattrapé avant même que j’ai conscience d’en avoir été l’unique responsable ! J’ai cru qu’il fallait s’intégrer dans l’absurde et se contenter de ce qui existe, s’arrêter devant l’impossible en l’appelant utopie. J’ai accepté de courber l’échine et oublier mes valeurs, ignorer la puissance qui sommeille en chacun de nous en la mettant de côté… En attendant l’hypothétique réveil… Un retour messianique peut-être ? Enfin, peu d’espoir quand même…
Et puis j’ai changé mon fusil d’épaule ! J’ai jeté le fusil. J’ai gardé mon épaule. J’ai oublié tout ça, j’ai regardé le ciel, j’ai regardé la Terre, j’ai respiré un bon coup, je ne me suis plus retourné, comme avant, pour faire des bilans désastreux, j’ai vu un chemin et en ai fait ma route, bien décidé à affronter l’aventure que la peur déconseille et que les gardiens du temple interdisent.
J’ai croisé le Projet Tera! Il n’y a pas de hasard, c’est facile à trouver quand ses yeux sont ouverts.Les valeurs sont incontournables, l’humain y est au centre, la nature tout autour. Comment résister à l’appel, et surtout pourquoi résister à l’énergie positive qui nous est proposée ? C’est d’un monde nouveau qu’il s’agit, un changement de paradigme, c’est pour cela qu’on hésite, parce qu’on est naturellement réticent à ce qui paraît un peu trop merveilleux. Nous sommes tant habitués à la déception…
Je me suis laissé porter par la description d’un projet dont je connaissais les grandes lignes pour l’avoir lu et écouté auparavant sur le site et à travers les forums. La structure est là, clairement définie : il s’agit d’expérimenter un Ecovillage citoyen, qui va privilégier le local et le naturel, en abaissant l’empreinte écologique, tout en développant une économie permettant l’instauration d’un revenu d’autonomie inconditionnel…

Le reste est à inventer sur place, l’objectif étant, à terme, d’essaimer ailleurs, de faire exemple en renvoyant dans leur pré-carré les apôtres d’un libéralisme outrancier dont les dérives sont chaque jour plus flagrantes ; parlons même d’échec si l’on considère à quel point la planète tourne aujourd’hui autour de finances confisquées. Ceux-là ont érigé la croissance en tables de la loi, avec en veau d’or la télévision qui assène ses jeux en divertissement de masse, hypnotiseur des consciences.
Chez Tera, pas de Lois sur une Table, mais une Charte à écrire… Pour donner le sens et inscrire ses adhérents dans la communauté d’idée, pour synthétiser les objectifs en les clarifiant, annonçant sa bienveillance autour des humains qui la compose, affichant fièrement à l’extérieur son ouverture aux autres.

Le principe de gouvernance partagée est à la fois précieux et lourd parce qu’il préserve de l’apparition d’un gourou tout en permettant à chacun de lancer des débats sans fin sur des principes et des mots sur lesquels nous sommes paradoxalement tous d’accord. Pendant dix bonnes minutes on a disserté autour de la question du « qu’est-ce qu’une alimentation saine » ! Un vrai calvaire ! Des dizaines d’autres avaient déjà participé à l’écriture, les nouveaux, présents à L’Assemblée Générale, cherchaient à leur tour à s’approprier les mots pour s’intégrer au projet ; c’était donc une démarche légitime qu’il fallait accepter. J’ai pris le parti d’écouter et d’intervenir le moins possible, étant la plupart du temps d’accord sur l’essentiel et c’était le plus important. Et lorsque l’un ou l’autre commençait à irriter ma patience en rompant les évidents consensus, je me suis récité comme un mantra la phrase de Lao Tseu : aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble… Nous avons finalisé la Charte en ébauche de littérature bancale, mais l’essence y est et ça suffit comme ça… Pour l’instant ! Le chef-d’œuvre s’écrira dans le temps et la perfection n’existe pas.
L’expérience a finalement été passionnante, j’y ai rencontré de belles personnes, sincères et bienveillantes et me sens enrichi et surtout conforté dans mes attentes.
Merci à tous. »

Le lien vers le site d’Étienne GREGOR

 

 

- Vieilles forêts, jeunes idées ?

Posté : 4 mars, 2016 @ 8:53 dans Environnement, Point de vue | Pas de commentaires »

C’est ainsi qu’a titré son courriel un ami, agent ONF retraité et président d’une organisation départementale de la LPO.

Je vous livre ce texte pour la réflexion et par plaisir.

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« Aujourd’hui, je voudrais vous parler des forêts, mais pas n’importe quelles forêts, celles que je préfère. Celles que l’on laisse vieillir, celles qui n’ont rien à craindre des tronçonneuses ou autres gestions plus ou moins bien intentionnées.

 Certains me diront : la forêt non entretenue, les forestiers disent « non gérée », court à sa perte. En effet la forêt résineuse (gymnosperme) est vieille de 300 millions d’années, la forêt feuillue (angiosperme) de, environ, 150 millions d’années, l’Homme (Omo sapiens sapiens) quelques centaines de … milliers d’années maxi. On peut se poser la question : Qui a bien pu « gérer » ces forêts durant les centaines de … millions d’années avant que nous arrivions sur notre belle planète ?

Tout ceci pour dire que la forêt n’a pas besoin de nous pour vivre, bien au contraire, comme on le verra plus loin. Par contre nous, nous avons besoin de la forêt. Donc exploitons, le plus durablement possible et de notre mieux, certaines parties du couvert forestier : celles qui sont vraiment « rentables » et laissons le reste à la nature. Mais cela est très dur : demander à un aménagiste de ne pas aménager c’est lui enlever sa raison d’être. Alors on a inventé un concept super extra bien : la gestion en évolution naturelle (par exemple la réserve biologique intégrale RBI). Quand je parlais de libre évolution, on objectait : non ! il faut dire évolution naturelle. C’est la même chose mais on n’évoque pas la liberté, des fois que cette forêt fasse n’importe quoi !!!   

Mais à quoi cela peut bien servir une forêt naturelle ? … « sauvage » dirait Gilbert Cochet, naturaliste scientifique, amoureux comme moi de la forêt libre (aïe je l’ai encore dit). Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais tout doit servir pour l’humain, sinon ça ne … sert à rien, la démonstration est imparable. Et nous, pauvres naturalistes admirateurs des choses inutiles mais si belles (comme dit le Petit Prince de Saint Exupéry : c’est réellement utile puisque c’est beau, je crois qu’il parlait de sa rose mais bon, encore un truc inutile, la poésie, les livres, les fleurs) … Enfin, les naturalistes, disais-je, se sentent donc dans l’obligation de se justifier. Là, ils n’ont pas trop forcé pour prouver qu’une forêt sans intervention humaine est plus équilibrée, plus riche (en biodiversité), plus forte contre les maladies et fixe plus et mieux le carbone. Si ça ce n’est pas utile, dites moi ce que c’est. En plus elle purifie l’air, rend les gens (sensibles) heureux. Essayez, promenez-vous dans une forêt qui sent bon l’humus, respire l’harmonie des formes et des couleurs, vous verrez c’est magique. Par contre une forêt de plantation aux arbres mono-spécifiques, bien rangés, tous du même âge cela ne me fait pas le même effet et je ne crois pas que ce ne soit qu’à moi.
Des études sur la forêt, depuis quelques années, il s’en fait beaucoup et il sort de temps à autres des surprises. Ainsi deux études récentes ont vu le jour ; le journal « Le Monde » a publié des résumés que je vous résume (j’espère ne pas trop édulcorer l’article).

La première étude a pour cadre les forêts européennes, elle a retracé l’évolution des peuplements et la fixation du carbone sur les 250 dernières années. Il en ressort que les résineux, favorisés par la gestion actuelle à rotations rapides des coupes, fixent moins de carbone que les feuillus ou que les forêts non exploitées. Ils sont donc moins efficaces dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La deuxième étude regarde les forêts mondiales par satellite mais seulement sur dix ans, (technologie oblige). « Il en ressort que la déforestation, qui affecte les flux d’énergie et de vapeur d’eau entre le sol et l’atmosphère, a pour conséquence de faire monter très notablement les températures moyennes locales » Ainsi non seulement les activités humaines remettent le carbone des bois dans l’atmosphère et la forêt ne fixe évidemment plus le CO² (puisqu’elle a disparu) mais en plus  les manques de rejets hydriques et des flux d’énergie amplifient le phénomène. C’est la boule de neige qui grossit en descendant la pente.

 Bien sûr, certains (d’autres ou les mêmes) disent : c’est pas nous c’est pas nous, c’est la faute aux taches du soleil, aux éruptions des volcans, de « el Nino ». Sauf que le soleil a des cycles de 11ans (nous étions plutôt dans une période de faible activité ces dernières années), les éruptions volcaniques ne sont pas plus importantes que d’habitude et si les courants marins El niño et El Nina se forment de plus en plus souvent c’est sans doute bien à cause de nous … comme la couverture forestière qui régresse.

 Reste des espoirs, après tous ces malheurs un peu désespérants :

Peut être que la prochaine glaciation arrivera un peu plus tard (dans de nombreux milliers d’années nos successeurs nous remercieront, c’est une satisfaction, il faut simplement un peu de patience),

La circulation thermohaline du golf Stream pourrait s’arrêter et donc ne nous réchaufferait plus ainsi nous aurons plus froid que maintenant.

C’est pas beau la vie ?

 Bon ! D’accord nous serons étouffés par nos poubelles, irradiés par nos déchets nucléaires, nous boirons de l’eau au gaz de schiste … mais cela est une autre histoire…

 

En prime, si vous avez encore 13mn, une petite vidéo de la FRAPNA Isère sur la forêt.
https://vimeo.com/157110261

 

- Une pépite (1) !!

Posté : 28 février, 2016 @ 5:22 dans Humour, Point de vue, Réflexions diverses et variées | Pas de commentaires »

En fouillant dans la bibliothèque familiale de ma belle-mère (adorable), j’ai mis la main sur un ouvrage de famille, dont la première lecture m’a mis en joie.

En voici la couverture :

Couverture livre cuisine

Contrairement à son titre  » La cuisine familiale » (aux éditions « Société anonyme du Petit Écho de la Mode »), il ne contient pas que des recettes, mais tout un ensemble de recommandations pour les « bonnes ménagères ».

Daté de juin 1926 (90 ans bientôt), il donne un aperçu de la vie sociale de l’époque et, par ricochet, un éclairage très intéressant sur l’évolution de la société en presque un siècle.

Pour vous mettre en appétit, je vous livre quelques idées de menus, concoctés par Monsieur Paul Bouillard, qui avait l’air d’être très « tendance » à l’époque.

Au fil des semaines, je vous glisserai les meilleures feuilles de cet ouvrage exceptionnel et j’attends vos réactions et commentaires avec impatience.

Menu de déjeuner

Sardines et beurre

Gras-double grillé à la persillade

Ossu Bucco

Oeufs à la neige

Autre menu de déjeuner

Fondus au parmesan

Tripes à la mode de Caen

Terrine de lièvre ménagère

Crème au marasquin

Biscuits

Menu de diner

Potage brunoise aux perles

Sole gratinée Argenteuil

Filet de bœuf piqué rôti

Pommes nouvelles persillées

Salade de saison

Charlotte russe

Autre menu de diner

Potage sauté

Crabe en pilaff

Pigeonneau bardé, rôti et garni de petits pois,
petits oignons, julienne de cœurs de laitue
et carottes primeur

Jam-roly-poly-pudding

Cuisinière, cuisinier, à vos fourneaux ! Je diffuserai avec plaisir toute recette qu’il vous plaira de demander.

- Une utopie ?? Pas si sûr… (1)

Posté : 23 février, 2016 @ 2:55 dans Non classé, Point de vue, Politique, Réflexions diverses et variées, Tera | Pas de commentaires »

La revue Nexus a publié récemment un dossier sur une utopie dont on parle de plus en plus dans tous les milieux, dans de nombreux pays, et chez Tera !!

Cette utopie, c’est le revenu de base ou revenu inconditionnel, ou revenu d’existence, ou revenu universel. Quelque soit le nom qu’on lui donne, et chaque nom recouvre de légères différences, il part de la même idée : que chaque être humain sur cette planète bénéficie d’un revenu mensuel entre 400€ et 1000€, donné à vie et sans condition dès la naissance.

revenu base

Dit comme ça, cela peut surprendre, étonner, voir choquer, mais c’est très sérieux et de nombreux économistes, hommes politiques, sociologues se sont penchés sur cette question.

Je vais transcrire dans cet article du blog les propos les plus intéressants de ce dossier qui mérite une lecture attentive. Frédéric Bosqué, animateur et membre éminent de Tera a participé à la rédaction de ce dossier de Nexus.

« Instaurer un ‘revenu pour la vie’ octroyé à tous et sans condition aurait pour vertu saillante de modifier notre rapport au travail, d’élargir le cadre des activités de chacun, de les rendre possibles, souhaitées, viables et reconnues.

Un nouveau-né est accueilli en France par une dette publique de base d’environ 30 000€. Si on l’envisage non pas comme une dette, mais comme un don, au même titre que le ‘don de la nature’ qui est à la source de tout. L’argent -et la dette- n’est pas le problème. Les machines se sont suffisamment substituées au travail de l’homme pour qu’un revenu universel soit possible en travaillant moins et surtout autrement.

L’ensemble de ses partisans reconnaissent que le choix du revenu d’existence relève avant tout d’une volonté politique et d’une organisation plus intelligente des richesses.

Le revenu d’existence est-il une belle solution dans un monde où l’emploi est devenu précaire et mal partagé ? Le travail semble être une source d’angoisse dès l’enfance, temps du rêve et de l’insouciance. Ainsi une enquête récente commandée par le Secours Populaire a montré que 2/3 des enfants de 8 à 14 ans estiment qu’il leur sera difficile de trouver un travail et 60% redoutent d’être un jour frappés par la pauvreté.

L’automatisation de la production et la concurrence de salaires entre pays expliquent le chômage récurrent et incompressible depuis des décennies. Malgré le fait que les politiques se font élire sur des promesses non tenues de réduction du chômage ou sur des affirmations aussi démagogiques qu’extrémistes, la précarité s’est installée dans le paysage du travail.

La croyance du ‘plein-emploi’ ou ‘l’idéologie de la croissance infinie’ sont les pièges les plus courants de l’impuissance politique majeure à apporter les solutions à une vie meilleure des êtres humains sur la planète.

Des hommes politiques plus responsables ont dénoncé cette chimère. Ils disent simplement que les dispositifs actuels de redistribution n’offrent qu’une ‘solidarité fragmentée’. Selon eux, deux attitudes sont possibles face à la précarité : croire au ‘plein-emploi’ ou ne plus y croire et trouver une solution adaptée à un autre partage des richesses.

L’économiste Marc de Basquiat, président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) appelle tout simplement à dissocier le revenu du travail.

Frédéric Bosqué, proche du CJD et animateur de Tera, ne dit pas autre chose quand il considère que d’existence est à même de résoudre cette contradiction flagrante entre l’augmentation apparente de la richesse au fil des années et la réduction de l’emploi et de sa stabilité.

Ce revenu aurait une faculté libératrice. D’ailleurs le MFRB (Mouvement Français pour un Revenu de Base) avait axé sa première université d’été en 2014 sur le thème des métamorphoses du travail.

 

Dans un prochain article nous parlerons des expériences en cours dans de nombreux pays européens.

 

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