Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

- Coin nature hebdomadaire

Classé dans : Environnement — 23 août 2016 @ 8 h 47 min

Chaque semaine, retrouvez dans les colonnes de la Dépêche la chronique «Le Coin nature», en partenariat avec le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) pays de Serres-vallée du Lot.

Un crapaud obstétricien ?

L’alyte accoucheur (alytes obstetricans) est un très petit crapaud trapu (5,5 cm maximum) qui vit bien souvent à proximité de l’homme. Sa peau est plutôt lisse, malgré les petites verrues qu’elle porte. Elle peut varier du gris au vert olive en allant jusqu’au brun, avec quelques taches plus foncées. Ses yeux proéminents présentent un iris doré et une pupille verticale. Il fait partie des espèces d’amphibiens les plus affranchis de l’eau, bien qu’il doive rester à proximité de milieux humides divers (mares, flaques, ruisseaux, puits, lavoirs…) pour sa reproduction. En effet, à l’issue de l’accouplement, les mâles portent les œufs, assemblés en chapelet, autour de leurs pattes arrière. Il les dépose dans l’eau juste avant leur éclosion, après plusieurs semaines d’attention. Cette particularité lui a valu son nom d’«accoucheur».

Alyte

Lorsque l’alyte se sent menacé, il peut se gonfler, rabattre ses membres contre son corps, et même se lever sur ses membres pour intimider. Son chant est une note unique («tût») brève, flûtée et délicate, à intervalle régulier, qui peut être confondu avec le hibou petit-duc. Lors des chaudes nuits d’été, on peut parfois entendre les crapauds qui se répondent dans un concert ininterrompu de «tip- top», ce qui lui vaut parfois d’être appelé crapaud «tip-top».

Le crapaud accoucheur affectionne les milieux plutôt ensoleillés et secs. La journée il s’abrite dans des éboulis, des murs de pierres sèches, des tas de sable, des gravières,… Il s’est adapté aux milieux anthropisés (humains) et on peut facilement le rencontrer dans les jardins (par exemple sous des pots de fleurs).

Bien que ses capacités d’adaptation, notamment aux milieux modifiés par l’homme, permettent aux populations de cet amphibien de mieux résister que certaines autres espèces, il n’en reste pas moins menacé. La disparition de ses habitats aquatiques (mares, lavoirs, fossés, etc.) et la fragmentation de ses populations fragilisent cette espèce protégée au niveau national.

Vous avez observé un alyte accoucheur près de chez vous ? Participez à l’action «Un dragon dans mon jardin» et aidez le CPIE 47 à recenser les amphibiens du Lot et Garonne.

Plus d’infos sur www.biodiversité47.fr, par téléphone au 05 53 36 73 34

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