Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

Archive pour février, 2015

- Réunion de conseil municipal le 20 février

Posté : 14 février, 2015 @ 5:19 dans A propos du Conseil municipal | 3 commentaires »

Une réunion de conseil municipal se tiendra le

vendredi 20 février 2015 à 20h30, en mairie.

 

Ordre du jour :

1 – Vallon de la Vergnote : informations et décisions,

2 – Emprunts en cours : négociation ou remboursement anticipé,

3 – Aire de jeux et mobilier urbain : devis (??),

4 – Augmentation des heures de secrétariat : tableau des emplois,

5 – Nomination d’un 3ème adjoint au Maire,

6 – Arrêté chiens errants,

 

Questions diverses.

- La Vergnote dans la Dépêche

Posté : 5 février, 2015 @ 4:56 dans Environnement, On parle de Masquières | Pas de commentaires »

La Dépêche de ce jour consacre un article à la visite de la Vergnote organisée par le CPIE dimanche dernier, dans le cadre des journées mondiales des zones humides.

JMZH Vergnote

Vous pouvez retrouver cet article sur le site de la Dépêche à l’adresse suivante :

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/05/2043459-au-fil-de-l-eau-dans-le-vallon-de-vergnote.html

 

Petit rappel, demain vendredi 6 février, soirée cinéma à Masquières, salle des fêtes, à 20h30.

Deux films seront gratuitement projetés, un court métrage sur la Vergnote et le film  » La Soif du monde ».

A demain !

- Ces pesticides qui nous empoisonnent

Posté : 1 février, 2015 @ 6:47 dans Environnement, Non classé, Réflexions diverses et variées | 2 commentaires »

La revue « Ça m’intéresse » a publié un dossier trés intéressant dans son numéro de janvier dernier, sur les pesticides.

Ce dossier nous a paru intéressant, au regard de certains discours entendus dernièrement et, pour votre information, nous vous livrons les principaux extraits de l’étude menée par Agnés Lefranc, directrice du département Santé Environnement à l’institut de veille sanitaire, étude à l’origine du dossier du journal.

D’abord, les faits :

- La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 4° mondial,

- 70 000 tonnes (!) sont vendues chaque année en France

- 90% sont utilisées par les agriculteurs

- Plus de 8 ménages sur 10 utilisent des pesticides

- Plus de 300 molécules sont autorisées en France

- Certaines sont interdites, mais on les trouve encore dans les insecticides domestiques ou produits antipoux !

En 2013, une étude a détecté des dérivés chimiques d’insecticides dans plus de 90% des échantillons urinaires de la population française.

Une étude de l’Association de la qualité de l’air en Provence, en juin 2014, a montré d’une part que la moitié des pesticides épandus se perdent dans l’air et d’autre part que sur 43 pesticides recherchés dans l’étude, 36 substances ont été détectées aussi en ville qu’à la campagne.

Et il n’y a pas que la pollution de l’air extérieur. Petit tour de nos placards : colliers antipuce pour le chien ou le chat, lotion antipoux, diffuseur électrique antimoustique, plaquettes antimites, traitement pour les boiseries… Des centaines de produits contiennent des pesticides qui se diffusent dans l’air des maisons, imprègnent les tapis et moquettes, les meubles et jouets…

Il y a deux sortes de pesticides :

- les produits phytosanitaires, utilisés comme insecticides, fongicides ou herbicides

- les produits biocides, à usage non agricole, pour éliminer les indésirables, comme les produits de dératisation, les traitements à usage vétérinaires ou humains (contre les tiques, poux, gale, puces,…)

Les pesticides sont classés selon leur famille chimique : les organochlorés (DDT) qui persistent dans l’environnement pendant des années et intègrent la chaine alimentaire (ce qui a conduit à leur retrait progressif du marché, mais on en trouve encore plein les jardins !!) et les organophosphorés, moins persistants dans l’environnement  mais beaucoup plus toxiques pour l’homme.

62000 tonnes ont été vendues aux agriculteurs en 2011 avec la répartition suivante :

- 39% pour les céréales,

- 15% pour le maïs,

- 12% pour la vigne

- 8% pour le colza

- 2% pour les fruits

et le reste réparti sur les autres cultures.

Graphe phyto

L’ANSES a lancé en juillet 2014 la première étude nationale sur l’utilisation domestique.

Tous les pesticides sont susceptibles de pénétrer dans l’organisme par contact avec la peau, les voies respiratoires ou le système digestif. Une contamination par des doses faibles mais régulières peut provoquer des problèmes de santé, parfois des années après.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) estime à 3 millions par an le nombre de personnes empoisonnées par les pesticides dans le monde. Chaque année, 20 000 en meurent.

Les usages professionnels répétés augmentent de manière significative le risque de plusieurs cancers : prostate, tumeurs hématopoïétiques, myélomes multiples, révèle une étude publiée en juin 2013 par l’INSERM.

Les agriculteurs sont bien entendu les premières victimes des pesticides, mais d’autres professions sont exposés aux effets de ces produits : travailleurs affectés à l’entretien des espaces verts, de la voirie, à la lutte contre les nuisibles, etc… Dans les collectivités qui utilisent ces produits, les employeurs sont censés recenser les risques encourus par les personnels. Mais comme il n’existe aucune traçabilité des expositions passées, si un agent développe une maladie, le lien est rarement envisagé avec son activité professionnelle.

En 2013, une étude de l’Institut de veille sanitaire a détecté des résidus de pesticides dans le sang et les urines de personnes qui n’avaient pas manipulé de pesticides. Cette étude montre que les usages domestiques sont particulièrement contaminants. L’emploi de traitements antipuces pour les animaux et de produits phytosanitaires dans le potager augmente de façon notable les niveaux d’imprégnation en pyréthrinoïdes. Enfin la présence de diffuseur électrique d’insecticide antimoustiques dans la maison expliquerait en parties les traces d’organophosphorés dans l’organisme.

Enfin les dosages de l’INVS montrent que l’alimentation reste une source majeure de contamination. Pour le diméthoate par exemple (un insecticide utilisé sur les pommiers, les cerisiers, les carottes), jusqu’à 2,2% de la population dépasse les doses journalières admissibles.

Pas de doute donc, ces études montrent que nous sommes exposés de façon permanente aux pesticides. Mais quels effets à long terme ont ces faibles doses ? Il est très difficile de le mettre en évidence pour une raison simple : pour établir un lien entre une pathologie et un produit, il faut établir dans quelle mesure la personne a été exposée. On parvient plus ou moins à trouver les données pour les agricuteurs, mais c’est très compliqué pour le reste de la population. Par ailleurs, il faut parfois compter plusieurs années entre une exposition et le déclenchement d’une maladie.

Le problème également est que certains produits ont des effets délétères en mélange, à des doses auxquels, seuls, ils sont inoffensifs. C’est le fameux « effet cocktail » qui n’est pas mesuré lors des procédures d’homologation.

Enfin les produits interdits, mais importés et utilisés frauduleusement en Europe, représenteraient 5 à 7% du chiffre d’affaires européen, entre 360 et 510 millions d’euros. Plus d’un quart des pesticides en circulation dans certains pays européens serait illégaux selon une étude Europol en 2012.

Suite au Grenelle de l’environnement en 2008, le gouvernement de l’époque avait envisagé une réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici à 2018. Résultat, une augmentation en 2011, une légère diminution en 2012, de nouveau augmentation en 2013 et, devant le peu de résultats et la pression des lobbies chimiques, le ministre a annoncé dernièrement qu’il repoussait cet objectif à 2025, soit 7 ans de gagnés pour les agriculteurs.

Pourtant de nombreuses villes, par exemple (Blois, Rennes, Grenoble,…), ont montré qu’on pouvait se passer de pesticides. 10% des collectivités territoriales d’Ile de France ont fait le choix du « zéro phyto » pour l’entretien des jardins, espaces verts, cimetières, terrains de sport,…

Logo zero phyto

Une loi de juin 2014 prévoit l’interdiction des pesticides pour les collectivités à compter du 1° janvier 2016.

Une ville, Caen, est devenue experte dans l’élevage et la distribution d’insectes utiles pour lutter contre les parasites (pucerons,..). Elle produit un large panel de : micro-guêpes, chrysopes, etc…

Une volonté, lutter avec la nature plutôt que contre elle.. Si cela pouvait servir de modèle, même dans les petites communes du Lot et Garonne…

 

 

 

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