Masquieres : les Chroniques

L'actualité de la vie à Masquières (Lot et Garonne)

Archive pour le 17 septembre, 2014

Les quads

Posté : 17 septembre, 2014 @ 11:44 dans Point de vue | Pas de commentaires »

Je publie sur le blog un article que La Feuille a eu la gentillesse de publier dans son dernier numéro, article qui est un point de vue sur un « loisir » très en vogue dans la région.

« Amateur de promenades sylvestres et de ptits chemins qui sentent la noisette, ce lecteur raconte ses rencontres avec les pilotes de quads. Vroom !

UNE ESPECE PROTEGEE, HELAS EN VOIE D’EXPANSION

 Je voudrais vous faire partager mon inquiétude sur la prolifération d’une espèce protégée, invasive et en voie d’expansion : le pilotus quadus.

Randonneur, amateur de nature sauvage et de beaux paysages gratuitement offerts, je suis très intrigué par cette espèce invasive, importée depuis quelques années dans notre pays, et qui prolifère spécialement aux beaux jours. Il semble qu’elle craigne le froid et qu’elle hiberne dès le début de l’hiver. J’ai donc décidé de mener une étude approfondie sur ses mœurs et ses comportements.

D’abord, il semble que le pilotus quadus n’a aucun sens de l’orientation puisqu’il faut en permanence des pilotus quadus pilotes pour lui indiquer quel chemin il doit emprunter. Hélas, ils le font à grand renfort de rubalise accrochée dans les arbres, du plus bel effet, et donc je suppose le pilotus quadus un peu bigleux, mais je n’en ai pas l’absolue certitude.

Il me faudrait pour cela mener une étude complémentaire sur sa vision car le pilotus quadus ne se déplace dans la nature que muni d’un étrange couvre-chef qui lui empêche une vision périphérique sur la nature qu’il parcoure.

Ensuite, le pilotus quadus ne semble avoir été importé que dans un but destructeur : destruction de la faune, destruction des sentiers de randonnée, destruction de toute plante dans les chemins et quand son gabarit ne lui permet théoriquement pas de passer, il s’harnache d’accessoires coupants, tranchants, broyants, lui permettant de transformer quelques jolis petits sentiers pédestres ou cavaliers en autoroutes à son gabarit.

Il a également une tendance auto-destructrice car j’ai pu constater lors de mon étude qu’en détruisant petit à petit les chemins qu’il emprunte lors de son passage, il finit par les rendre quasiment impraticables à son propre déplacement.

Le pilotus quadus est également une espèce particulièrement polluante : pollution atmosphérique, pollution sonore, pollution visuelle, c’est également une espèce très énergivore quand on la compare aux autres espèces communes dans les mêmes lieux. Oserais-je en conclure qu’il doit nécessairement absorber sa dose de CO² pour survivre et que l’oxygène l’incommode ?  Mon étude, je vous l’accorde assez sommaire ne m’a pas permis là aussi d’être affirmatif.

C’est peut-être pour cela que le pilotus quadus n’est pas très partageur : il encombrera systématiquement le passage s’il croise un homo-pedibus, un homo-cavalius ou un homo-vetetus, toutes espèces non polluantes et non énergivores.

Ayant eu l’occasion de décrypter son langage, j’ai compris qu’il revendiquait une forme de « balade/randonnée » dont je n’ai pas du tout compris l’objectif. En effet, quand il se déplace, le pilotus quadus cherche avant tout la vitesse de déplacement ; il doit donc être concentré sur le chemin qu’il emprunte sinon il risque à tout instant l’accident. Il n’a donc aucun regard sur l’environnement qu’il traverse, aucune considération pour la faune qu’il dérange et bouscule, aucun attrait pour la beauté de la nature qu’il ne distingue qu’à travers l’étroitesse de vision de son couvre-chef.

Alors, au vu de ce résultat d’étude alarmant, je m’interroge sur la propension de nos élus à protéger, supporter et parfois encourager cette espèce invasive. Quel élu aura le courage un jour de défendre son territoire et de lancer l’éradication de cette espèce avant qu’elle n’envahisse l’intégralité de nos espaces naturels ?

Quant à moi, je propose de les regarder s’agiter dans des réserves zoologiques spécialisées, hors de nos merveilleux sentiers de randonnée. Ils pourraient s’y ébattre entre eux, sans perturber l’environnement calme qui est celui partagé en bonne harmonie par les autres espèces.

A la fin de cet été météorologiquement bizarre, je n’attends que le moment où pilotus quadus va rentrer dans son terrier souvent urbain, pour son hibernation,  et me laisser de nouveau savourer ce que la nature m’offre, en toute simplicité. »

 Commentaire de La Feuille :

« ZONES DE LOISIRS : DEPOTOIRS A DECIBELS ?

Chaque été que le bon Dieu fait c’est la même chanson. L’urbain (pas forcément de terres lointaines) vient « prendre l’air » et surtout se défouler dans les zones de loisirs et les riverains dérouillent sans que les élus se soucient de ramener les utilisateurs des sites à un minimum de courtoisie et de respect de la vie en commun.

Cela va des scooters des mers menaçant les paisibles baigneurs qui n’ont qu’à fuir s’ils ne veulent pas être transformés en rondelles de saucisson, à tous les types de sports buyants.

Comment éduquer les jeunes qui tapent dans un ballon au pied des HLM en gueulant tout ce qu’ils savent jusqu’à pas d’heure si les adultes, lâchés loin de chez eux (leur tranquillité « à eux » étant évidemment sacrée) y vont à fond les manettes avec aéromodélisme tapageur, tirs sans limite, hors bords sur de paisibles rivières ou ball-trap assourdissant ?

Même à la plage vous ne serez pas à l’abri des conversations interminables de la gamine au portable. Le Français est ainsi fait qu’il a totalement oublié que la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. On a encore en mémoire les panneaux des agriculteurs à leurs clients : « Foutez-nous la paix et laissez-nous travailler « …. et polluer et empêcher les gites ruraux d’accueillir leurs clients à cause du bruit ! »

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Barrage du Testet

Posté : 17 septembre, 2014 @ 9:15 dans Environnement | Pas de commentaires »

Testet

Le projet de « retenue SIVENS » se situe dans le Nord-Ouest du Tarn (commune de Lisle sur Tarn, 10 km environ de Gaillac), sur la partie sauvage et préservée de la rivière Tescou.

Le barrage serait construit le long de la forêt de Sivens, en aval du lieu-dit de Barat, sur des Espaces Boisés Classés (EBC) et dans la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). 29 ha, soit 60% de l’emprise d’acquisition de la retenue (48 ha), sont boisés (friches, peupleraies, vergers de résineux, taillis…).

Il ennoierait la zone humide du Testet, dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou, qualifiée par la DREAL comme faisant « partie des zones humides majeures du département du point de vue de la biodiversité ».

D’une capacité établie à 1,5 Millions de m3, ses mesures approximatives seraient : 1,5 Km de longueur, 230 m de large, 48 ha de surface d’emprise du projet, environ 4 m de profondeur à plein. La hauteur du mur au-dessus du terrain naturel serait de 12,8 m.

Sur le bassin versant existent déjà, 185 retenues collinaires stockant 5,1 Millions de m3 et interceptant 1/3 des cours d’eau rejoignant le Tescou, sans compter les interruptions, les trous dans le Tescou pour pompage et les seuils qui stoppent l’eau (sur 1 km au pont de Mongaillard) : l’amont n’a aucun souci de l’aval.

 Ce projet, datant d’environ 40 ans, est porté par le Conseil Général du Tarn, maître d’ouvrage, et par son maître d’ouvrage délégué, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG).

Le soutien au débit d’étiage du Tescou est l’objectif prétendu d’intérêt général :

• 30 % du volume de la retenue pour le soutien au débit d’étiage (pour la dilution des pollutions).

• Le reste, 70 %, est destiné à l’irrigation de 309 ha.

Le projet serait financé à 100 % par des fonds publics (8 400 000 €HT pour l’investissement). Les financeurs prévus sont le maître d’ouvrage (le Conseil Général du Tarn pour 10%, le CG de Tarn-et-Garonne 10% également), l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (50%) et l’Europe (30% via les fonds FEADER).

Ce projet de barrage de Sivens est inacceptable pour de multiples raisons :

Il découle d’un conflit d’intérêts flagrant de la CACG qui a obtenu ce contrat juteux après avoir eu le monopole des études qui justifient le projet.

Il repose sur des études manipulées, sur une norme réglementaire fixée par la CACG elle-même, toutes choses que nous avons découvertes en 2013 dans le rapport de la CACG (2001) que le Conseil Général (CG 81) et la Préfecture ont refusé de communiquer depuis 2011.

Le processus d’élaboration du projet est un déni de démocratie : nulle concertation des associations de protection de l’environnent et des milieux aquatiques, avis défavorables cachés durant l’enquête publique, refus du CG 81 et de la Préfète de débattre en public et même de répondre à nos questions… La Préfète n’a pas suivi les avis des scientifiques, des experts nationaux, de la Commission d’enquêtes publiques, de la Fédération de Pêche et des milieux aquatiques, des services de l’Etat chargés de l’eau (ONEMA)…

Ce serait un gouffre pour l’argent public avec un investissement annoncé de 8.4M € uniquement  sur fonds publics et un coût de fonctionnement de l’ordre de 360 000 €/an pendant 20 ans. Alors qu’il s’apprête à sacrifier une « zone humide majeure du département du point de vue de la biodiversité », le CG 81 refuse toujours de dire combien les irrigants paieront le m3 d’eau. Sur la base du barrage de Thérondel (82), ce serait maximum 50 €/an/ha (pour 2400 m3) soit une facturation de maximum 16000 €/an. C’est donc le contribuable qui paierait 95 % du coût de fonctionnement…

Il encouragerait la poursuite d’un modèle agricole productiviste défendu par la FNSEA depuis des décennies et qui est un échec total pour l’emploi, la santé (des paysans et des consommateurs), l’environnement, les finances publiques, etc… Sur le parcours du Tescou concerné par le barrage, il n’y a qu’une vingtaine d’irrigants aujourd’hui. C’est donc un investissement public d’environ 200 000 € par irrigant que le CG81 s’apprête à réaliser et sans aucune contrepartie sociale et environnementale ! Tout comme la Confédération Paysanne, nous réclamons que l’argent public bénéficie équitablement à tous les paysans et sur la base d’une agriculture paysanne agro-écologique.

Le projet sacrifierait la dernière zone humide importante du bassin du Tescou qui abrite au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes vasculaires. La compensation environnementale prévue à travers notamment la réhabilitation de 9 petites zones humides éparpillées sur le bassin n’est pas acceptée par les scientifiques et experts consultés lors de la procédure.

Ce projet est donc en complète contradiction avec les beaux discours du Conseil Général, de l’Agence de l’Eau et du gouvernement.

Comme de nombreux élus et de nombreuses associations, soutenez les opposants au barrage en signant la pétition à ce lien :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Appel_pour_un_gel_du_projet_de_barrage_de_Sivens_et_pour_des_analyses_independantes/

Avis d’élu

Posté : 17 septembre, 2014 @ 8:54 dans A propos du Conseil municipal | Pas de commentaires »

La nouvelle municipalité, élue depuis mars, nous avait quelques promesses de campagne, mais ne voyant rien venir je commence à me poser quelques questions.

Le premier engagement était de « dynamiser » la Communauté de Communes, mais la première décision du nouveau maire a été de déléguer son 1° adjoint pour représenter Masquières à Fumel Communauté, adjoint qui n’est autre que son oncle, « Mr Rigal ».

Pour ce qui concerne l’ADSL, le président du Conseil Général ne pourra rien faire pour les petites communes, si ce n’est de donner une subvention de 150€ pour l’installation d’une parabole à qui en fera la demande.

La dernière génération de portable 4G vient de sortir alors qu’à Masquières le portable ne passe pas.

Enfin, cette nouvelle municipalité avait promis de « révolutionner » la communication vers les habitants et c’est nous, élus « d’opposition »,  qui bénévolement portons l’information à votre connaissance.

Un certain nombre d’habitants pensait que cette nouvelle municipalité allait faire des miracles, mais le résultat est là ! Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

André Bouyssou

 

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